Arts & Culture

Martinho da Vila est l’une des têtes d’affiche du BR Fest à Figueira da Foz.

Martinho da Vila est l’une des têtes d’affiche du festival BR Fest, consacré à la culture brésilienne et prévu en juillet, sur la plage de Figueira da Foz, a annoncé aujourd’hui l’organisation.

Le producteur MOT — Memories of Tomorrow a annoncé aujourd’hui les quatre premiers artistes du festival, prévu les 15 et 16 juillet à Praia do Relógio.

Outre Martinho da Vila, 84 ans, l’une des légendes de la samba, la première journée du BR Fest sera marquée par Pocah, une chanteuse et compositrice brésilienne de 28 ans qui, il y a une dizaine d’années, a commencé sa carrière musicale et s’est fait connaître dans tout le Brésil avec le tube « Mulher do Poder ».

Le 16 juillet, un dimanche, le programme déjà connu comprend le funk carioca de Kevin o Chris, 25 ans, un retour dans le quartier de Coimbra, où il s’est produit en mai, devant environ 30 mille personnes, à Queima das Fitas.

L’autre nom annoncé aujourd’hui est celui de Gloria Groove, chanteuse, rappeuse et « drag queen » brésilienne, qui, selon l’organisation, « déchire les préjugés jour après jour » dans ses spectacles.

Dans un communiqué de presse envoyé à l’agence de presse Lusa, le producteur du MOT a déclaré que le BR Fest aura « un line-up éclectique qui servira de pont entre les deux côtés de l’Atlantique » et sera « la maison de la musique et de la culture brésiliennes l’été prochain ».

« Cela faisait longtemps que nous pensions à préparer un événement de dimension pour la communauté brésilienne vivant au Portugal. Cet événement a été planifié en écoutant les opinions de cette même communauté, en impliquant certaines personnalités brésiliennes et en concevant quelque chose qui exalte l’esprit culturel du pays frère », a déclaré Tiago Castelo Branco, directeur exécutif de la MOT, cité dans la note.

L’ancien joueur de football et ancien gardien de but du FC Porto, Helton Arruda, ambassadeur du BR Fest, aujourd’hui musicien et homme d’affaires « amoureux de la musique », considère le festival comme « quelque chose de différent ».

« J’ai réalisé que ce festival avait tout pour être un succès et serait une grande opportunité pour les Brésiliens et les Portugais de se retrouver ensemble dans un événement célébrant le monde brésilien. Je suis très heureux d’aider à construire ce pont entre deux pays que j’aime tant », a souligné Helton Arruda.

Dans de précédentes déclarations à Lusa, Tiago Castelo Branco a indiqué que BR Fest « vise à transformer Figueira da Foz en capitale brésilienne du Portugal » et n’est pas seulement dédié à la communauté brésilienne vivant dans le pays, estimée à environ 280 000 citoyens enregistrés, mais à tous les fans de musique, de gastronomie et d’art brésilien.

« Il s’agit d’un festival du centre du Portugal, qui se déroule sur la plage et en été », a souligné le directeur exécutif du MOT, notant que l’événement a lieu dans une ville équidistante en distance territoriale des principaux lieux (Lisbonne, Porto et Braga) où réside la communauté brésilienne.

« Le Portugal possède des festivals pour tous les genres, mais il n’en existe aucun de cette dimension consacré à la musique et à la culture brésiliennes », a-t-il déclaré.

Le BR Fest utilisera le lieu qui sera utilisé une semaine plus tôt, du 07 au 09 juillet, par le festival de musique électronique RFM Somnii, également produit par le MOT.

Lifestyle

Oui, vous pouvez traiter l’eczéma avec du miel. Voici comment

Il existe plusieurs crèmes sur le marché, mais vous pouvez également utiliser une solution plus naturelle. Découvrez ce que vous devez faire.

La peau rouge et les démangeaisons peuvent être certains des signes de l’eczéma. Il en existe plusieurs types et le traitement se fait à l’aide de crèmes et d’antihistaminiques, dans la plupart des cas. Cependant, il existe des moyens plus naturels de le faire. Vous pouvez utiliser du miel, par exemple. Découvrez comment.

Selon le portail Health Digest, le miel est un produit qui, depuis des années, est utilisé pour traiter les brûlures et autres plaies. Il possède des propriétés antibactériennes et antivirales parfaites pour traiter les lésions cutanées.

Le portail avertit que plus le miel est pur, meilleure est son efficacité dans le traitement. Une étude de 2017 publiée dans la revue Immunity, Inflammation and Disease a montré que le miel peut être utilisé pour soulager l’eczéma.

Et comment pouvez-vous le faire ? Très simple. Commencez par vous laver soigneusement les mains pour éviter que la lésion ne soit contaminée par d’autres bactéries. Puis appliquez un peu de miel. Couvrez ensuite la zone avec une gaze et laissez-la pendant quelques heures. Vous devez répéter le processus pendant quelques jours pour voir les résultats.

Cependant, vous ne devez pas exclure une réaction allergique. Si vous suivez ce traitement alternatif, il est toujours préférable de consulter un médecin. Vous pouvez d’abord faire un test cutané pour voir si vous avez une réaction.

Arts & Culture

« Tenir sa langue », premier roman de Polina Panassenko : pourquoi c’est si important de changer trois lettres dans un prénom

Le premier roman de l’écrivaine russo-française aborde avec une vivacité réjouissante la question de l’exil, et de l’identité, à travers le récit de l’action qu’elle a menée en justice pour retrouver son prénom d’origine.

Le premier roman de Polina Panassenko raconte le besoin viscéral d’une jeune femme de récupérer officiellement son prénom d’origine, francisé après son arrivée en France. Pauline veut redevenir officiellement Polina. L’affaire tient en trois lettres, mais charrie en réalité un enjeu bien plus vaste, toute l’histoire d’une famille d’origine russe, la sienne, marquée par les exils. Une histoire tissée de mots aux consonances étranges, quand elle n’en est pas tout bonnement privée. Tenir sa langue, paru aux éditions de L’Olivier le 19 août 2022, figure dans la deuxième sélection du prix Femina.

L’histoire : une jeune femme souhaite retrouver son prénom d’origine, Polina, francisé en Pauline par l’administration française pour « faciliter son intégration ». Polina a vu le jour en URSS, avant la chute. Elle a passé les premières années de son existence entre le « deux pièces communautaire de l’avenue Lénine » et la datcha, avec ses parents, sa sœur et ses grands-parents. Elle se souvient. En 1990 de l’ouverture du premier MacDo. De l’arrivée le 19 août 1991 dans les rues familières de « grosses boîtes kaki avec une sorte de kaléidoscope intégré ». Elle se souvient aussi de l’atmosphère et des secrets qui se trament dans l’appartement communautaire dans les jours qui suivent, puis de la vie « dans un nouveau pays », la Russie.

En 1993, la famille part rejoindre le père parti en éclaireur en France. Polina se souvient avoir tenté de glisser Tobik, son chat en peluche, dans la valise, en craignant -mystère de la logique enfantine- de provoquer la banqueroute de sa famille. « Immeubles roses, petits drapeaux, des fontaines avec de l’eau qui sort »… Polina se souvient de sa première vision de la France, « sublime », avant de comprendre que son père a choisi d’accueillir sa femme et ses filles avec une première journée à Disneyland…

Reportages

« Sequana » : le voyage nostalgique et joyeux de Souad Massi vers les rivages de l’enfance

La chanteuse franco-algérienne revient, avec « Sequana », à ses premiers amours : folk, rock et engagement.

Avec Sequana, son dixième album en vingt ans de carrière, l’ancienne hard rockeuse revient à ses premiers amours : folk, rock et engagement. Elle retrouve aussi ses origines méditerranéennes et africaines. Pour cet album, Souad Massi s’est entourée de Justin Adams (Rachid Taha, Tinariwen, Robert Plant…) à la production, de l’artiste Piers Faccini et de l’incontournable Rabah Khalfa aux percussions.

Un album lumineux, plein d’espoir, revigorant et combatif, un album qui renoue avec l’ancienne Souad Massi, celle de Raoui (2001) et Deb (2003). En vingt ans de carrière, l’ancienne architecte algéroise a su se défaire des étiquettes. Elle n’est plus la « Joan Baez arabe », ni la « Tracy Chapman d’Afrique », elle est Souad Massi. Une voix et une musique reconnaissables dès les premières notes.

Engagement

C’est peut-être son album le plus personnel, le plus intimiste et aussi le plus universel. Il dit ses peines, ses joies et ses espoirs. Très engagée pendant le Hirak (ou la Révolution du sourire), mouvement populaire prodémocratie à l’origine de la chute de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika, Souad continue de rêver d’un pays « où la justice n’est pas un vain mot ». Elle chante le deuil, le dépassement, en s’inspirant de Johnny Cash, et la lutte pour la justice en citant le chanteur chilien Victor Jara.

Sequana arrive après El Mutakallimun (Les Orateurs), dans lequel l’artiste a mis en musique les grands poètes arabes classiques. Objectif : déconstruire les discours stigmatisants. « Je suis agacée par les clichés et stérotypes. Le monde arabe est très vaste et je suis triste qu’on l’associe souvent au terrorisme. J’ai vécu la guerre civile en Algérie dans ma chair, j’ai souffert du terrorisme comme beaucoup de concitoyens. C’est injuste de nous associer à cette image, injuste pour tous les journalistes qui sont derrière des barreaux. Je voulais parler de la face cachée du monde arabe », a-t-elle expliqué à Franceinfo.

Souad Massi, tout au long des onze titres de son nouvel album (en arabe et en français), nous emmène dans un voyage à la fois nostalgique et joyeux vers son enfance, sa jeunesse. Avec ses joies et ses blessures. Avec pour compagnie Sequana, déesse de la Seine, vénérée par les Gaulois pour ses dons de guérison.

« Sequana », label Backingtrack, sortie le 14 octobre 2022. Souad Massi est en tournée (le 18 octobre au Théâtre du Forum à Falaise et le 21 octobre à l’Agora – Palais des Congrès de Saint-Raphaël) et sera à la Salle Pleyel à Paris le 23 février 2023

Arts & Culture

Pour la série « Stranger Things », Nora Felder a remis Kate Bush au sommet des charts

L’heure de gloire de Kate Bush, c’était les années 1980, mais depuis que la série Netflix « Stranger Things » lui a redonné vie, le titre « Running up that hill » est redevenu le tube du moment.

Running up that hill, titre de Kate Bush de 1985, fut le hit de l’été 2022. Le 30 mai, après la diffusion des premiers épisodes de la saison 4 sur Netflix, les écoutes de cette chanson avaient « augmenté de 8 700% dans le monde » sur Spotify, selon les données de la plateforme musicale, N°1 du marché. Et les plus curieux ont même poussé jusqu’à d’autres anciens titres de l’Anglaise, puisque les écoutes de son répertoire ont « augmenté de 1 600% » sur Spotify à la même période.

« Il ne s’agit pas juste de s’asseoir avec une idée de chanson » : l’Américaine Nora Felder évoque son rôle de coordinatrice musicale de la série à succès Stranger Things, tremplin d’un ancien morceau de Kate Bush revenu au sommet des charts.

« On n’imaginait pas l’ampleur pour Kate Bush »

« C’est incroyable ! On savait que ce serait spécial, car quand on a utilisé le Should I stay or should I go des Clash dans la saison 1, il y a eu un bond des écoutes, avec un intérêt renouvelé et un nouvel intérêt. Mais on n’imaginait pas l’ampleur pour Kate Bush« , confie Nora Felder, jointe au téléphone.

L’Emmy Award, prestigieuse récompense américaine reçue cette année pour son travail sur Stranger Things, lui permet désormais de parler devant un auditoire plus fourni lors des conférences qu’elle anime. Comme elle le fera cette semaine au festival musical parisien du MaMA (qui l’avait déjà invitée avant qu’elle soit dans la lumière). « Les gens pensent qu’il suffit d’arriver avec une belle chanson et voilà, c’est ça ! », s’amuse au sujet de son activité l’Américaine, avec cette dernière expression lâchée en français.

Cyndi Lauper, Iggy Pop

« En réalité, on coordonne tous les aspects autour de la musique d’un projet, que ce soit la partie créative – choisir une musique – mais aussi la définition des budgets, les négociations des droits, déterminer s’il vaut mieux créer une B.O. et engager compositeur et musiciens », détaille celle qui a aussi oeuvré pour les séries Californication et Ray Donovan.

Grandie à Washington, la quinquagénaire a un solide parcours dans l’industrie musicale. Elle avait notamment travaillé à New York, d’abord comme programmatrice dans un club, avant d’être repérée et recrutée par le producteur Phil Ramone pour des enregistrements de Paul Simon, Sinead O’Connor, Cyndi Lauper ou Iggy Pop.

Celle qui a maintenant installé sa société à Los Angeles savait que Kate Bush était « très sélective » pour l’utilisation de son répertoire. « J’ai pris beaucoup de temps pour contacter ses représentants, exposer ce que cela signifiait pour l’histoire, les personnages ». « Quand on a eu son feu vert, ça a été un gros soulagement, car cette chanson coche toutes les cases pour ce passage de la série ».

Fleurs de Metallica

Au moment des discussions, la coordinatrice musicale ne savait pas que Kate Bush était fan de la série. Running up that hill est une chanson pop, qui avait connu le succès dès sa sortie il y a près de 40 ans. Ce n’est pas le cas de Master of puppets de Metallica, dont les écoutes ont gonflé sur les plateformes à la suite de son usage dans Stranger Things. C’est un pur titre metal, avec une structure complexe, loin de la ballade Nothing else matters qui avait permis à Metallica de passer sur les radios à grande écoute.

« Ce morceau colle au personnage d’Eddie, que tout le monde aime : certains refusent le metal comme on refuse d’ouvrir un livre à cause de sa couverture, mais grâce au personnage d’Eddie, les spectateurs ont ouvert le livre et aimé ce titre de Metallica », décortique Nora Felder.

En retour, le jour de sa nomination aux Emmy, le groupe californien lui a fait livrer des fleurs et un coffret collector de Master of puppets, album de 1986. « Et ils me suivent même sur leurs réseaux, quand j’ai vu ça, je me suis dit Oh, c’est génial, c’est Metallica ! Je suis restée une gamine quand il s’agit de musique ».

Planning évènements

Un flashmob géant pour soutenir Alès, finaliste du titre de capitale de la culture 2024

Un flashmob géant a rassemblé plus d’une centaine d’Alésiens et d’Alésiennes pour que leur ville devienne la capitale française de la culture 2024. Alès fait partie des finalistes. Le grand gagnant sera connu en décembre.

Des centaines d’habitants d’Alès se sont rassemblés place des Martyrs samedi, pour un flashmob géant organisé pour soutenir la candidature de leur ville au titre de c apitale Française de la culture en 2024. Musique, danse et bonne humeur étaient au programme.

Pour l’occasion, c’est l’artiste alésien Charlie Boisseau, connu pour avoir participé à l’émission The Voice, qui a composé la chanson intitulée En avant avec une chorégraphie signée par une danseuse alésienne. Le morceau sera l’hymne officiel de la candidature au label.

Avec un bassin de 130 000 habitants, Alès est en bonne position pour obtenir le label capitale française de la culture 2024. Un titre décerné pour la première fois à Villeurbanne, près de Lyon, en 2021.

La ville d’Alès est cette année en finale, en concurrence avec Bourg-en-Bresse et Montbéliard, pour l’obtention de ce label, qui donne droit à un soutien financier de l’Etat pour la mise en oeuvre d’un projet culturel.

Pour le Président de l’agglomération, obtenir ce label améliorerait l’image de sa ville située au pied des Cévennes et « boosterait son économie et son tourisme ». Le nom de l’agglomération lauréate sera annoncé en décembre par le ministre de la Culture.

À la une

Notre-Dame de Paris : le chantier de reconstruction de la cathédrale progresse

La Cour des comptes confirme que les conditions permettant d’assurer la réouverture de Notre-Dame seront réunies dans le délai imparti, d’ici la fin de l’année 2024.

Les travaux avancent. Les conditions permettant d’assurer la réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris, ravagée par un incendie le 15 avril 2019, seront réunies dans le délai imparti, selon un rapport de la Cour des Comptes auquel « Complément d’enquête » a eu accès. L’établissement public, en charge des travaux de conservation et de restauration de la cathédrale, a pour objectif de « rendre » les lieux « au culte et aux visiteurs avant la fin de l’année 2024 ».

« Les travaux destinés à assurer la sauvegarde de la cathédrale, engagés immédiatement après l’incendie par la direction régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France, puis par l’établissement public (…) ont été achevés en 2021 pour un montant de 151 millions d’euros », constate la Cour des comptes.

Traiter « les pathologies antérieures à l’incendie »

L’instance précise que ces travaux ont été réalisés dans des conditions « satisfaisantes », malgré des contraintes liées à la présence de plomb sur les lieux. « Le traitement de cette pollution a été conduit avec succès (…) mais l’absence de règlementation précise applicable à la pollution au plomb a obligé à appliquer les dispositions prévues pour les logements ou pour l’industrie, qui sont pour partie inadaptées aux travaux sur des monuments historiques ».

Le programme du chantier de la cathédrale se poursuit actuellement avec la deuxième étape : les travaux de restauration. Avec une enveloppe prévisionnelle s’élevant à 552 millions d’euros. Ils comprennent notamment la reconstruction de la flèche « à l’identique », selon les prérogatives de la commission nationale du patrimoine et de l’architecture. D’autres travaux concernant le traitement de « pathologies antérieures à l’incendie » pourraient se poursuivre après la réouverture de la cathédrale. Il s’agit notamment de la restauration extérieure de la nef, ou encore de celle de la sacristie et du presbytère.

Selon des estimations, la cathédrale pourrait connaître, après réouverture, un nombre de visiteurs supérieur à celui constaté avant l’incendie : 14 millions, soit deux millions de plus qu’avant 2019. « Une fragilité future », selon la Cour des comptes, qui pointe par ailleurs le besoin de réfléchir à améliorer les conditions d’accueil de Notre-Dame de Paris, qui, avant l’incendie, n’étaient pas « adaptées à l’un des monuments les plus emblématiques et les plus visités de notre pays ».

Arts & Culture

« Gravity », une œuvre poétique en suspension dans la collégiale Saint-Martin d’Angers

L’artiste Yann Nguema propose une exposition poétique et cinétique dans la plus vieille église d’Angers. À contempler jusqu’au 31 décembre 2022.

Dans la collégiale Saint-Martin à Angers, l’exposition « Gravity » a été installée par Yann Nguema. L’artiste numérique, réputé pour ses créations sur des façades de monuments, propose une installation cinétique sur le thème de la nature. Des images apaisantes sont projetées sur des voiles en suspension. Le tout sur une création sonore composée pour l’occasion par le musicien Johann Guillon.

Yann Nguema a souhaité créer une atmosphère poétique, invitant à la contemplation et à la rêverie. « Il a eu l’idée de travailler sur du voilage en mouvement, grâce à une vingtaine de ventilateurs. Sur ces voilages, il a ajouté des images et de la musique. Ça donne un ensemble cohérent et complètement immersif« , explique Julien Beccognée, médiateur culturel.

Entre tradition et modernité

Cette installation est l’occasion de découvrir la collégiale Saint-Martin autrement. Sous la nef, un univers composé de vagues, de méduses ou encore de constellations prend forme. Pour la directrice de la collégiale Saint-Martin, Isabelle Leygue, travailler avec un artiste digital est une véritable opportunité. « On aime bien travailler entre monument historique et art contemporain. Les arts numériques, qui font partie de nos dernières orientations artistiques, fonctionnent particulièrement bien dans ce monument millénaire.« 

Pour une première dans cette église, Yann Nguema a su séduire le public. Des transats sont installés pour permettre aux visiteurs de se détendre et profiter pleinement du spectalcle. « C’est poétique et relaxant, vraiment très agréable à regarder« , décrit une visiteuse. En l’espace de quinze jours, plus de 7000 visiteurs ont assisté à cette immersion visuelle et auditive.

Exposition « Gravity », collégiale Saint-Martin, Angers (Maine-et-Loire) jusqu’au 31 décembre 2022. Tarif : 4€ (3€ tarif réduit). Informations sur le site de la collégiale Saint-Martin .

Lifestyle

« Blonde » sur Netflix : un film bouleversant sur la face sombre de Marilyn Monroe

C’est le film le plus attendu de cette rentrée. « Blonde », une adaptation du livre éponyme de Carol Joyce Oates sort ce 28 septembre sur la plateforme Netflix, avec la vision toute personnelle d’un réalisateur qui affronte l’icône Marilyn Monroe.

Le réalisateur Andrew Dominik s’attaque à un mythe hollywoodien : Marilyn Monroe, décédée il y a 60 ans, ou plutôt Norma Jean Baker dont il raconte pendant 2H45 toutes les névroses et les traumas. Un film au goût de soufre, non seulement par la présence de scènes torrides qui lui ont valu une interdiction aux moins de 18 ans aux Etats-Unis, mais aussi par le choix assumé de faire de la vie de Marilyn Monroe une longue et tragique descente aux enfers. Aux antipodes des images de papier glacé.

Pour incarner cette blonde, Andrew Dominik avait d’abord pensé à Naomi Watts ou Jessica Chastain, mais c’est finalement la Cubaine Ana de Armas , 34 ans, apparue dans Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve, ou encore auprès de Daniel Craig, dans le James Bond Mourir peut attendre de Cary Joji Fukunaga, qu’il a choisie et bien lui en a pris. Ana de Armas est Marilyn ou plutôt Norma Jean Baker, le véritable nom de la star décédée à l’âge de 36 ans il y a 60 ans, avant que les studios n’en fassent leur Marilyn Monroe, objet de fantasme pour nourrir la machine à rêves de l’Amérique des années 1950.

Le film s’attache à dresser le portrait d’une femme blessée par les hommes qu’elle a rencontrés tout au long de sa vie. Un chemin de croix commencé dès l’enfance par l’absence de son père totalement idéalisé, et qu’elle cherchera à rencontrer en vain toute sa vie, la présence d’une mère folle qui tente de la noyer, et l’enferme dans un tiroir en guise de berceau. Il se poursuit avec les producteurs qui la chosifient à loisir, les acteurs qu’elle a connus et ses maris Joe di Maggio, et Arthur Miller (étonnant Adrian Brody) qu’elle appelait tous « papa ».